Transactions des dirigeants : la méthodologie
D'où viennent les données de ce site, ce qu'elles mesurent, et ce qu'elles ne peuvent pas mesurer.
Mis à jour le 21/10/2026
D'où viennent ces chiffres ?
Des déclarations que les dirigeants des sociétés cotées doivent publier lorsqu'ils achètent ou vendent des titres de leur propre société. En France, elles sont adressées à l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui les met en ligne. Nous les lisons une à une, telles que publiées : aucune autre source, aucune estimation, aucun cours de bourse. Chaque opération affichée renvoie à sa déclaration d'origine (colonne « Original »).
Qui doit déclarer ?
Le règlement européen sur les abus de marché (article 19) vise les personnes qui exercent des responsabilités dirigeantes dans une société cotée (mandataires sociaux, membres du conseil, cadres dirigeants) et les personnes qui leur sont étroitement liées : leur conjoint, leurs enfants, ou une société qu'elles contrôlent, comme une holding personnelle. La déclaration est due dans les trois jours ouvrés qui suivent l'opération, au-delà d'un montant d'opérations cumulé sur l'année civile fixé par la réglementation : les toutes petites opérations peuvent donc ne pas apparaître.
Sur ce site, l'opération d'une personne liée est rangée sous le dirigeant auquel elle est liée : c'est son camp qui achète ou qui vend. Le nom d'une société liée est affiché ; celui d'une personne physique liée ne l'est pas, elle n'exerce elle-même aucune responsabilité dans la société.
Achat, vente, attribution : comment les opérations sont rangées
La nature d'une opération est écrite librement par le déclarant : nous en avons relevé plusieurs dizaines de formulations. Chacune est rangée dans l'une de quatre familles, selon une seule règle, appliquée partout :
- Vente : une cession ou une vente, y compris d'actions reçues gratuitement (le dirigeant encaisse).
- Attribution : des actions gratuites ou de performance, des options, leur exercice. Le dirigeant les reçoit sans les payer au prix du marché : ce n'est jamais présenté comme un achat.
- Achat : une acquisition, un achat, une souscription.
- Autre opération : nantissement, prêt de titres, donation, conversion, échange, apport à une offre, et toute nature qu'on ne sait pas lire. Une opération incomprise ne devient jamais un achat ou une vente.
La nature exacte, telle que déclarée, reste affichée sous la famille.
Comment les montants sont cumulés
Un cumul additionne les seuls achats et ventes, au montant déclaré (prix moyen multiplié par le volume). Trois cas en sont tenus à l'écart, et restent visibles dans le tableau des opérations :
- Une autre devise que l'euro (dollar, livre sterling, franc suisse) : le montant est affiché dans sa devise, jamais converti ni additionné aux euros.
- Une valeur inhabituelle telle que déclarée : un prix à 0 ou à 1 €, un volume absent. Elle est affichée telle quelle, suivie d'un astérisque, sans être corrigée.
- Une attribution ou une autre opération, qui n'a pas de prix de marché : elle est comptée en nombre, à part.
« Les 12 derniers mois » portent sur la date de l'opération, pas sur la date de publication. Une date manifestement erronée (antérieure à 2016, ou postérieure à la réception de la déclaration) n'entre dans aucune fenêtre de temps.
Les limites de la mesure
- La série commence en 2021 : les déclarations plus anciennes ne sont plus en ligne.
- Un délai de publication : quelques jours séparent une opération de sa publication ; ce site relit les publications toutes les heures.
- Un achat de dirigeant n'est pas une recommandation. Il peut répondre à une obligation de détention, à une opération sur le capital ou à une raison personnelle ; une vente, à un besoin de liquidités ou à la fiscalité. Ces données décrivent ce qui a été fait, pas pourquoi.
Source : les déclarations des dirigeants publiées par l'Autorité des marchés financiers (AMF), lues une à une telles que publiées. Chaque opération renvoie à sa déclaration d'origine. Méthodologie et limites.